Cauchemars ou terreurs nocturnes, comment faire la différence ?

Votre bébé, votre enfant pleure dans son sommeil, il pleure, il crie voir il hurle !

Votre premier réflexe est de penser qu’il s’agit d’un cauchemars mais si ce n’était pas le cas ? Si c’était une terreur nocturne ? Comment les distinguer ? Comment les prévenir ? Comment accompagner votre enfant vers un sommeil plus serein, plus apaisé ?

Enfant qui a fait un cauchemars rassuré par sa maman

1. Les cauchemars

 A quel âge apparaissent les cauchemars ?

Les cauchemars apparaissent autour de 18 mois, 2 ans. Néanmoins sachez que votre enfant commence à rêver avant.

 

Comment reconnaître un cauchemars ?

Les cauchemars, contrairement aux terreurs nocturnes, arrivent généralement en deuxième partie de nuit, moment de la nuit ou le sommeil paradoxal est plus important.

Sommeil paradoxal : pour rappel, le sommeil paradoxal correspond à la phase de sommeil durant laquelle l’activité cérébrale est la plus intense. Presque aussi intense qu’en situation d’éveil. D’où son appellation. C’est au cours de cette phase – qui suit la phase de sommeil lent où s’enchainent la phase de sommeil lent léger et la phase de sommeil lent profond – que les rêves sont les plus fréquents.

Comment savoir si c’est un cauchemar ? Votre enfant est réveillé, sur son lit, inquiet et a besoin de votre réconfort. Elément très important : il est conscient de ce qui vient de se passer.

 

Que faire en cas de cauchemars ?

Pourquoi nos enfants ont-ils des cauchemars ? La majorité du temps c’est parce qu’ils revivent leur journée et leurs divers apprentissages. De plus, à leur âge ils ne savent pas encore distinguer la réalité de ce qui relève de leur imagination.

Beaucoup de stimulations, un stress ou un changement récent (y compris des vacances pour certains enfants) peuvent favoriser les cauchemars.

Câliner votre enfant et ne quittez sa chambre qu’une fois qu’il est profondément endormi.

Le doudou est également un excellent allié pour rassurer votre enfant. Il le réconforte notamment lorsque vous n’êtes pas là (exemple à la garderie ou à l’école).

 

Quand faut-il s’inquiéter ?

Un cauchemar n’est pas inquiétant en soit. Il est physiologique.

En revanche, si vous constatez que la fréquence et l’intensité des cauchemars est importante, il est nécessaire de passer par une phase d’observation de votre enfant. Ces cauchemars sont-ils occasionnels ou au contraire fréquents ? A quel moment interviennent-ils ? Essayez d’identifier la cause.

Orientez vous vers un spécialiste si ces cauchemars sont trop fréquents ou trop intenses. 

 

Comment anticiper les cauchemars

  • Notre premier conseil est d’expliquer à votre enfant ce qu’est un cauchemar, que ce n’est pas réel mais le fruit de son imagination. Il y a beaucoup de livres très bien fait sur le sujet qui pourront vous aider. Vous pouvez également lui indiquer que vous en faisiez également lorsque vous étiez enfant. Il sera rassuré de voir qu’il n’est pas le seul.

  • Echangez avec votre enfant afin de comprendre à quoi cela est dû, de la manière la plus neutre possible (ex: ne lui dites pas as-tu peur du noir? As-tu peur des loups ?). Si vous lui suggérer la cause, il vous dira oui même si cela n'est pas le cas.

  • Si votre enfant a peur, rassurez le et ne minimisez pas ses craintes. Ne lui donnez pas l'impression de sous-estimer ce qui s'est passé : les craintes de l'enfant sont réelles et doivent être prises au sérieux.

  • En journée, parlez lui de ses peurs et expliquez lui que tout va bien (exemple : montrez lui où vivent les loups, s’ils vous demandent de vérifier sous le lit faites le etc.). L’objectif ici n’est pas de les confirmer mais de le rassurer en lui montrant que tout va bien, qu’aucun monstre n’est sous le lit, que le loup ne vit pas près de chez lui etc.

  • Trouvez des solutions alternatives, ex : une petite veilleuse pour dormir, la porte ouverte ou bien encore un "spray magique anti monstres" pour rassurez votre enfant.

  • Avant de dormir, partagez les meilleurs moment de la journée pour favoriser une touche positive avant l’endormissement de votre enfant. Vous pouvez également imaginer une fin joyeuse à son cauchemars.

2. Les terreurs nocturnes

A quel âge apparaissent les terreurs nocturnes ?

Parfois confondues avec les cauchemars, les terreurs nocturnes sont souvent impressionnantes pour les parents. Elles sont toutefois normales et sans danger pour l’enfant. Beaucoup moins fréquentes que les cauchemars, elles touchent environ 40 % des enfants. Les terreurs nocturnes apparaissent en général quand l’enfant est âgé de 18 mois à 4 ans. Elles sont toutefois plus rares après l’âge de 5 ans.

Elles sont parfois comparées à du somnambulisme.

Comment reconnaître une terreur nocturne ?

Les terreurs nocturnes apparaissent en première partie de nuit. Contrairement au cauchemars, votre enfant dort encore. Elles durent en moyenne entre 1 à 5 minutes mais peuvent parfois être plus longues.

Les terreurs nocturnes, à l’inverse de cauchemars, arrivent toujours en début de nuit, souvent avant minuit, et très souvent à la fin du premier cycle de sommeil (dans l’heure qui suit le coucher de votre enfant). Elles se produisent au cours du sommeil lent profond.

Le sommeil lent profond est caractérisé par des ondes électriques très lentes. L’activité des fonctions vitales se ralentit nettement : diminution du rythme cardiaque et respiratoire – abaissement de la température corporelle. A ce stade, l’activité musculaire et les mouvements oculaires disparaissent quasiment.

Le temps du sommeil lent profond représente environ 40% du temps global. Sa durée est plus importante en début de nuit. Il diminue avec l’âge au profit de la phase 2 (sommeil lent léger). Le sommeil lent profond favorise la sécrétion hormonale et notamment chez l’enfant celle de l’hormone de croissance. Son rôle est également de renforcer l’efficacité des défenses immunitaires ainsi que l’ancrage des informations dans la mémoire.

Bébé s’agite dans son sommeil mais est endormi. Pendant une terreur nocturne, votre enfant peut avoir les yeux ouverts ou semi-ouverts, il gigote beaucoup bien qu'il dorme. Il peut même être debout, sortir du lit. Il peut être agressif, ne pas supporter qu’on le touche, avoir un discours qui n’a aucun sens.

Une fois l’épisode terminé, tous ces signes disparaissent et le tout-petit se recouche rapidement, sans difficulté et sans se rendre compte de la présence de ses parents.

Bien qu’impressionnants pour les parents, les enfants ne se souviennent pas de ces épisodes le lendemain matin.

 

Que faire en cas de terreur nocturne

  • Il est préférable de ne pas réveiller votre enfant pendant une terreur nocturne.

  • Avant toute chose : allez voir votre enfant et parlez-lui. Est-il conscient ? Si cela n’est pas le cas surveillez le afin qu’il ne se blesse pas. Ne vous précipitez pas pour le prendre dans votre bras, néanmoins ayez une attitude rassurante, apaisante. Essayez de le calmer en lui parlant doucement, en lui donnant des gestes tendres.

  • Ne le réveillez pas car il pourrait être stressé à l’idée de se rendormir ou de se coucher le soir.

 

Quand faut-il s’inquiéter ?

Si les terreurs nocturnes durent trop longtemps et/ou sont très fréquentes ou bien s’il y a un danger de blessure, vous pouvez vous orientez vers un spécialiste en sommeil pour bébés et enfants.

Comment anticiper les terreurs nocturnes?

  • Le lendemain matin, votre enfant ne se souvient de rien, ne lui posez pas de question, il ne pourra pas y répondre. Il sera uniquement stressé à l’idée de ne pas comprendre ce qui s’est passé durant la nuit ;

  • Revoyez son rythme de sommeil journalier afin de vous assurer que ces besoins sont bien remplis (exemple si cela fait suite à une suppression de sieste, reproposez lui une sieste et/ou un temps calme). En effet, les terreurs nocturnes ont très souvent tendance à se produire lorsque les enfants sont très fatigués ;

  • Assurez vous que le rituel du coucher l’apaise et revoyez le si nécessaire ;

  • Limitez les stimulations en fin de journée, notamment avec les écrans, les repas trop copieux ou les sports intenses ;

  • Couchez votre enfant plus tôt le soir, vraiment plus tôt.

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